10.05.2007

Europe : la France doit reprendre sa place

A l’occasion de la journée de l’Europe, Michel Barnier déclare que l’Union européenne dont nous sommes l’un des fondateurs doit avoir la France en tête.

A l’occasion de la journée de l’Europe, Michel Barnier déclare que « le moment est venu de réconcilier les citoyens avec le projet européen ». « Nous avons entendu tout au long de cette campagne, cette incompréhension, ce sentiment que l’Europe était une sorte d’espace ouvert » explique l’ancien ministre des Affaires étrangères qui était l’ invité d’Europe 1 mercredi 9 mai. Tout en restant fidèles aux valeurs qui ont présidé à la création de l’Europe, il a appelé à tirer les leçons de tous ces échecs et « mettre davantage de politique », « davantage de protection » « et davantage d’humanité à l’intérieur des politiques qui intéressent les citoyens » dans les domaines comme « l’énergie, l’environnement, l’éducation, la recherche ». « L’Europe doit protéger en même temps qu’elle doit se faire entendre. La protection, ce ne sont pas seulement les emplois dont il s’agit, contre des produits qui rentrent chez nous en étant fabriqués au mépris de toutes les règles environnementales ou sociales. C’est la protection contre le réchauffement climatique, c’est la protection contre l’insécurité, c’est la protection contre l’influence des autres » a-t-il fait valoir.

L’Europe ne doit « pas être ni sous-traitante de l’économie chinoise ou américaine ni sous influence ». « Moi je n’a pas envie que l’avenir de mes enfants se fasse à Wall Street ou se défasse à Pékin » a-t-il confié. « Il faut préserver cette force européenne ou la reconstituer. Et dans cette force, il faut que la France soit là ». Il a rappelé que « depuis deux ans, depuis que les Françaix ont voté non au référendum (…) notre influence s’est réduite, a été limitée, parce que le autres ne nous ont pas compris ». Et de conclure : « quand Nicolas Sarkozy dit que la France est de retour, il faut que la France reprenne sa place, car l’Union européenne dont nous sommes l’un des fondateurs doit avoir la France en tête ».

UMP

RJ : Maxence AUDEGOND

06.02.2007

À treize ans, Ishmael faisait la guerre

medium_enfantdelaguerre-ONU.jpg« Libérons les enfants de la guerre. » Une conférence internationale sur ce thème réunit à Paris, hier et aujourd'hui, tous les acteurs concernés.

Ishmael Beah a vingt-six ans ? C'est un Noir souriant, qui vous regarde droit dans les yeux en répondant à vos questions. Malgré son âge, ses paroles pèsent plus, à la Conférence internationale sur les enfants soldats, que celle de tous les dirigeants, experts, acteurs divers réunis à Paris. Mieux que tout autre, il sait de quoi il parle : à treize ans, il faisait la guerre.

Maintenant qu'il s'en est sorti, grâce à l'Unicef, organisatrice de la conférence avec la France, Ishmael répugne à évoquer son cas. « En ce moment même, pendant que nous parlons », plus de 250 000 garçons et filles sont enrôlés de force comme combattants, guetteurs, esclaves domestiques ou sexuelles. En Afrique, en Amérique latine, en Asie.

« Tirer sur quelqu'un m'était devenu facile »

Son expérience, pourtant, authentifie son propos. Ishmael a onze ans quand la guerre commence au Sierra Leone, son pays. « Ma mère, mon père, mes deux frères ont été tués par les rebelles. Je me suis retrouvé tout seul en l'espace de quelques minutes. Je ne savais pas où aller. » Il erre pendant des mois, dans un pays ravagé, jonché de cadavres, aux villages brûlés, dont « l'air a l'odeur du sang ».

Un groupe de soldats hors-la-loi le recrute. La violence permanente gomme peu à peu, chez lui, tout sentiment d'humanité. « Prendre un fusil et tirer sur quelqu'un m'était devenu aussi facile que de boire un verre d'eau. J'en frémis quand j'y pense. »

Par chance, Ishmael bénéficie d'un programme de démobilisation et de réinsertion de l'Unicef. Il reste très reconnaissant à un prêtre catholique, le P. Momoh, de l'avoir accompagné dans cette démarche. « Sans lui, a-t-il confié un jour, je ne serais sans doute plus en vie. » Car le principal problème, c'est la récidive. Il ne suffit pas de démobiliser les enfants soldats. « Il faut les aider à retrouver un équilibre, par la formation, le travail et le soutien constant. Sinon, il suffit qu'on leur donne 100 dollars et un kalachnikov pour qu'ils retournent à la guerre. C'est la seule chose qu'ils sachent faire. »

D'après Ishmael, cela s'est passé ainsi au Sierra Leone : « On a démobilisé les enfants, puis on les a abandonnés ». La reconstruction de soi est un processus lent. « Il faut que quelqu'un te soutienne dans la durée. Ce n'est pas une question d'argent. » Plus de dix ans après s'en être sorti, le jeune homme confie n'en avoir toujours pas fini avec l'enfer. « J'ai encore des flashs, qui me reviennent. Se rebâtir est un processus continu. C'est long et difficile de croire à nouveau en soi-même. »

À présent, il appelle le monde à ne pas considérer les enfants soldats comme perdus pour la société. « Ils n'ont pas le choix. Ils sont enrôlés de force. Personne ne naît violent. Ce sont des enfants comme les vôtres, dont l'enfance a été brisée. Qui n'ont pas eu d'enfance. Si vous ne vous occupez pas d'eux, vous aurez de gros problèmes plus tard. »

Le voeu le plus cher d'Ishmael, c'est que les « principes de Paris » - qui seront adoptés aujourd'hui - pour interdire le recrutement des enfants soldats et permettre leur réinsertion soient vraiment appliqués. Son propre exemple prouve qu'il est possible de les arracher à la violence et à la guerre.

 

Source : Joseph LIMAGNE pour Ouest France

DJ : Maxence AUDEGOND

03.02.2007

L’"appel de Paris" pour l’environnement

medium_chichi.2.jpgLa Conférence de Paris, réunie par Jacques Chirac, appelle à la création d’une "véritable organisation internationale" de l'environnement dans le cadre de l'ONU.

Jacques Chirac a clôturé la conférence internationale de Paris pour une gouvernance écologique mondiale, en appelant à la mise en place d’une "véritable organisation internationale" de l'environnement. "Nous tous ici présents, Citoyens de la Terre, nous appuyons les efforts des Nations qui se mobilisent, dans un esprit de souveraineté partagée, pour renforcer la gouvernance internationale de l'environnement", a déclaré le président français. "Nous appelons à transformer le Programme des Nations Unies pour l'environnement en une véritable Organisation internationale à composante universelle à l'image de l'Organisation mondiale de la santé", a-t-il ajouté.
Rapport alarmant du Giec
Un "groupe pionnier" de "plus de quarante pays" a été constitué pour promouvoir ce projet, qui est contesté notamment par les Etats-Unis et les grands pays émergents.
Cet appel intervient au lendemain de la publication du rapport des experts du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui ont lancé un avertissement sans précédent sur l'ampleur du changement climatique en insistant sur la responsabilité humaine dans le réchauffement de la planète.
L'ONU dispose pour l'instant du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), créé en 1972 et dont le siège se trouve à Nairobi.

 
Source : Le Figaro
DJ : Maxence AUDEGOND

30.01.2007

Le réchauffement climatique coûterait 5.500 milliards d’euros

medium_espagne.jpgPour la première fois, l’ancien chef économiste de la Banque mondiale, Nicholas Stern, a étudié l’impact à court terme du réchauffement climatique sur l’économie mondiale : si les Etats ne prennent aucune mesure rapide, les changements climatiques pourraient provoquer la récession catastrophique.

C’est un rapport coup de poing sur le réchauffement climatique qu'a présenté lundi l’ancien chef économiste de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Cette étude de 700 pages, commandée il y a un an par le ministère britannique de l'Economie, marque la première contribution de poids d’un économiste sur les répercussions de ce phénomène, dans un domaine jusque là réservé aux scientifiques.
Le constat de cet économiste de renom est accablant : le réchauffement climatique pourrait provoquer à lui tout seul la pire récession mondiale jamais connue, si les gouvernements ne prennent aucune mesure pour y remédier dans les dix prochaines années. Il rendrait de grandes parties du globe inhabitables, provoquerait le déplacement de 200 millions de personnes, la disparition de 40% des espèces vivantes, sans parler des sécheresses et des inondations à grande échelle. Coût total de la facture : 5.500 milliards d’euros, soit plus que les deux guerres mondiales réunies ou que la crise de 1929.
Situation catastrophique
Selon l’économiste, la situation est tellement grave que même un arrêt immédiat de la pollution ne parviendrait pas à contrer les conséquences des gaz à effet de serre déjà dans l'atmosphère : le réchauffement du climat continuerait pendant encore une trentaine d'années et le niveau des mers s'élèverait encore pendant un siècle.
Pour Nicholas Stern, il est toutefois possible de remédier à cette situation catastrophique, à condition d'agir très vite. Il préconise que l'humanité toute entière dépense 1% du PIB annuel de la planète, soit près de 275 milliards d'euros, dans ce sens. Il faut contraindre les pays les plus polluants, comme la Chine et les Etats-Unis, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en leur faisant « payer le prix » de leur pollution. Selon lui, il est également indispensable d’avancer à l’année prochaine la négociation d’un nouvel accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour remplacer le protocole de Kyoto, sans attendre 2010-2011 comme prévu. Le rapport Stern préconise également de passer à des énergies propres, comme le solaire ou l’éolien, et de mettre en place des « taxes vertes », notamment sur les fruits exotiques et les fleurs importés : ainsi, note-t-il un kilo de kiwis importés de Nouvelle-Zélande jusqu’en Europe causerait 5 kg de rejets de carbone dans l’atmosphère. Si toutes ces mesures ne sont pas mises en œuvre, le coût du réchauffement climatique pourrait être de 5 à 20 fois plus élevé.
Source : Le Figaro
DJ : Maxence AUDEGOND

23.01.2007

Encore une nouvelle polémique de Ségoléne Royal : Elle déclenche une polémique au Canada

medium_sego.2.jpgLes déclarations de la candidate socialiste sur la "souveraineté" du Québec ont indigné le premier ministre canadien, qui juge "inapproprié de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays".

Ségolène Royal se serait prononcée en faveur de « valeurs communes » entre la France et le Québec, et en particulier pour la « liberté et la souveraineté » de la province francophone du Canada, durant une rencontre à Paris avec André Boisclair, chef du Parti québécois, une formation indépendantiste. Ses propos ont été rapportés par la presse canadienne, notamment Radio Canada. Ségolène Royal a précisé ses propos sur Europe 1 : "les principes de souveraineté et de liberté sont incontestables. Les Québecquois se prononceront eux-mêmes".
Une déclaration qui n’a pas manqué de relancer l’épineuse question du statut du Québec, et entraîné des réactions virulentes au pays de l’Erable. "L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays", lui a répondu le premier ministre canadien Stephen Harper. "On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami", a renchéri le chef du parti libéral fédéral Stéphane Dion. Jean Charest, premier ministre du Québec, dit ne pas avoir pris connaissance des propos de Ségolène Royal, et s’est contenté de rappeler que les Québécois qui décideront eux-mêmes de leur avenir, soulignant au passage que Royal n’a jamais posé les pieds au Québec.
Le statut du Québec est un perpétuel sujet de tension. De Gaulle avait lancé son célèbre "Vive le Québec libre" en 1967. Depuis, la France évite de s’étendre sur la question, s’en tenant à la formule « ni ingérence, ni indifférence ». Une formule que Ségolène Royal a finalement reprise à son compte sur Europe1. Le Parti québécois organisera un référendum sur l'indépendance de la province francophone s'il revient au pouvoir aux prochaines élections. L’indépendance a déjà été rejetée lors d’exercices similaires en 1980 et 1995.
Source : Le Figaro
DJ : Maxence AUDEGOND

05.01.2007

Chirac dénonce "l'aventure'' irakienne

Lors de ses vœux au corps diplomatique vendredi, le président de la République considère que la guerre en Irak a medium_chirac_LCI.jpg''offert au terrorisme un nouveau champ d'expansion'' qui pourrait déboucher sur un ''conflit d'une ampleur insoupçonnable.''

A quatre mois de la fin de son mandat, Jacques Chirac a exposé vendredi devant le corps diplomatique sa vision des questions internationales. En voici les principaux points. 
Irak 
Farouche adversaire de l’intervention américaine en Irak, le président de la république a renouvelé ses critiques avec un ton particulièrement dur à l’égard de Washington. Qualifiant d’ ‘’aventure’’ l’invasion américaine, Jacques Chirac a considéré que ''cette guerre a offert au terrorisme un nouveau champ d'expansion". 
"Comme la France le pressentait et le redoutait, le conflit a précipité des bouleversements qui n'ont pas fini de dérouler leurs effets. Il a exacerbé les clivages entre communautés et ébranlé l'intégrité même de l'Irak. Elle a fragilisé la stabilité de l'ensemble de la région où chaque pays, désormais, est inquiet pour sa sécurité et son indépendance. La priorité, plus que jamais, est de rendre aux Irakiens leur entière souveraineté". Et le chef de l’Etat de redouter que la situation débouche à terme sur un ''conflit d'une ampleur insoupçonnable.''
Conflit israélo-palestinien
‘’Aux portes de l'Europe, le Moyen-Orient est devenu l'épicentre des tensions internationales", s’est inquiété le président français. "Le conflit israélo-palestinien cristallise tous les ressentiments. C'est donc là qu'il faut conjurer la fatalité de l'échec". Le président a réitéré sa proposition de conférence internationale sur le Proche-Orient, qui "apporterait les garanties" de sécurité nécessaires aux Israéliens et aux Palestiniens afin d'enclencher "une véritable dynamique de la négociation". 
Liban
Jacques Chirac s'est également inquiété de la situation particulière du Liban, qui "paye un lourd tribut aux conflits de la région". 
Iran
Il s'est aussi adressé à l'Iran, à qui il demande de rétablir la confiance "par un geste souverain", à savoir "la suspension de ses activités liées à l'enrichissement" de l'uranium.
Union européenne
''La construction européenne est une des réalisations les plus importantes de l'histoire contemporaine'' et ''sa poursuite est vitale pour la France'', a souligné Jacques Chirac. ''Il serait illusoire de penser que l'Europe pourra gagner dans la compétition internationale en démantelant son modèle social'', a-t-il averti. Et ''nous devrons au cours des prochaines années avancer sur la voie de l'harmonisation sociale et de l'harmonisation fiscale''.
Par ailleurs, il a appelé l'UE à ''tirer tout le potentiel de la monnaie unique en se dotant(...) d'une politique active de change au service non seulement de la lutte contre l'inflation mais également de la croissance et de l'emploi''.
Afrique
Le chef de l’Etat a annoncé que le sommet France-Afrique aura lieu les 15 et 16 février à Cannes. "Nous devrons donner sa pleine dimension à notre partenariat avec ce continent, en appui aux réformes engagées dans l'esprit du Nepad" (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique), a-t-il déclaré.
Environnement
Pour Jacques Chirac, le développement durable sera "la prochaine révolution industrielle". Il a également souligné l'importance de l'écologie pour l'Union Européenne.

 
Source : Le Figaro

01.01.2007

La Bulgarie et la Roumanie célèbrent leur premier jour dans l'UE

La Bulgarie accueillait lundi un aréopage de hauts responsables européens venus assister aux cérémonies organisées à medium_roumanie_dans_l_UE.jpgSofia au lendemain de celles de Bucarest pour marquer l'entrée de ces deux pays dans l'UE 17 ans après la chute du communisme.

Le président du Parlement européen Josep Borrell et le commissaire à l'Elargissement Olli Rehn, ainsi que le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier dont le pays a pris lundi la présidence de l'UE, se sont rendus lundi à Sofia après avoir célébré la veille à Bucarest l'adhésion roumaine.

Les présidents des parlements hongrois et chypriote, les ministres des Affaires étrangères de Roumanie, Grèce, Danemark et Autriche, les ministres de l'Environnement d'Espagne et d'Irlande, ainsi que des parlementaires de pays européens ont assisté à une longue journée de cérémonies.

Celle-ci a commencé par une prière pour l'avenir européen de la Bulgarie à la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski, en fin de matinée.

Le drapeau européen a ensuite été hissé lors d'une cérémonie à la tombe du soldat inconnu dans l'après-midi.

"La Bulgarie sera un membre stable, prévisible et conséquent de l'Union européenne", y a déclaré le président Guéorgui Parvanov.

Ce nouveau membre a "l'ambition de renforcer l'Union européenne (...) par sa capacité à générer de la sécurité dans une région difficile et complexe comme les Balkans", a-t-il souligné.

La Bulgarie compte "jouer un rôle actif dans les débats sur le projet constitutionnel, pour un fonctionnement plus efficace des institutions européennes, sur la politique étrangère commune et sur la politique de sécurité et de défense", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié à Berlin, M. Steinmeier a pour sa part salué le "retour à l'Europe" des deux pays.

A Sofia, un concert symphonique composé d'oeuvres de chacun des pays membres de l'UE et de l'hymne européen, "L'Ode à la joie" de Beethoven, était prévu en fin d'après-midi au Palais national de la culture.

La journée de mardi a été déclarée exceptionnellement jour férié en Bulgarie à l'occasion de l'adhésion à l'UE.

La fête n'a pas fait oublier les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés à mort en Libye. Le Premier ministre Serguei Stanichev et le président du parlement Guéorgui Pirinski portaient un ruban avec le slogan "Vous n'êtes pas seules!". Et lundi soir, tous les Bulgares étaient appelés à allumer une bougie à leur fenêtre en signe de solidarité.

En Roumanie, où le drapeau européen avait été hissé à minuit au palais Victorie en présence des dirigeants de l'Etat et des hauts visiteurs européens, le président Traian Basescu et le Premier ministre Calin Tariceanu étaient attendus en début de soirée à Sibiu (centre) pour le coup d'envoi de festivités marquant la co-désignation de cette ville, avec Luxembourg, comme "Capitale européenne de la culture" en 2007.

Le contrôle douanier aux frontières entre la Bulgarie et la Roumanie, et avec les autres pays de l'UE, a été supprimé dès 01H00 locales lundi (minuit à Bruxelles, 23H00 GMT), heure officielle de l'adhésion.

Plusieurs dizaines de Roumains, accompagnés d'une fanfare, ont franchi à pied la frontière avec la Hongrie dans la nuit de dimanche à lundi, munis d'une simple carte d'identité, pour être les premiers à profiter de leur nouveau statut de "citoyens de l'UE". En revanche, au poste-frontière d'Ungheni (est), des ressortissants moldaves ne cachaient pas leur amertume, obligés désormais d'obtenir un visa pour se rendre en Roumanie.

Les Bulgares et les Roumains, qui peuvent désormais voyager dans l'UE avec leur carte d'identité, devront toutefois se soumettre au régime des visas de l'espace Shengen en cas de séjour de plus de 3 mois et ne sont pas autorisés à travailler dans la plupart des anciens pays de l'UE.

Source : Le parisien

30.12.2006

Saddam Hussein a été exécuté !

L'ancien président irakien, condamné à mort pour l'exécution de 148 villageois chiites dans les années 1980, a été medium_saddam_hussein_pendu.jpgpendu samedi à l’aube, à Bagdad.

Entre 4 heures et 4h30, samedi, l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein a été exécuté par pendaison. C'est la télévision nationale Irakiya, financée par les Etats-Unis,  qui a révélé l'information, en diffusant une musique patriotique et des images de monuments et symboles nationaux.
D’après plusieurs témoignages, l'ancien président irakien, avait les mains liées et les jambes entravées, mais son visage était découvert. Il a dit une brève prière tandis que des policiers le faisaient monter à la potence et lui passaient une corde autour du cou. Le conseiller national irakien à la sécurité, Mouaffak al Roubaï, a déclaré que le condamné à mort était apparu comme un «homme brisé». Un haut responsable irakien a rapporté lui qu' «il semblait très calme. Il n'a pas tremblé». 
Seul exécuté
«Tout a été filmé, depuis la remise de Saddam aux Irakiens jusqu'à la potence», a ajouté ce responsable, précisant que la télévision publique diffusera «très prochainement ces images». Contrairement aux informations diffusées par la télévision d'Etat, les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar, ne lui ont pas succédé sur le gibet : leur exécution a été «ajournée au dernier moment», selon le Conseiller à la sécurité nationale. 
La communauté internationale n'a pas tardé à réagir à l'annonce de l'exécution de Saddam Hussein, alors qu'une multitude de tirs de joie ont retenti à Nadjaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak. A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également dans les quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait ensuite normale dans la ville.
Source : Le Figaro

23.12.2006

Défense : MAM à l'exercice en Afghanistan

Jean Guisnel

Même si la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, s'est bien gardée d'y faire officiellement allusion durant son medium_MAM.4.jpglong week-end passé en Afghanistan, la politique française n'est jamais loin : reçue à Kaboul par le commandant des forces françaises, le général Pierre de Villiers, accessoirement frère de Philippe, MAM a également pu, à sa manière, préparer le débat des présidentiables de l'UMP qui aura lieu ce jeudi à Bordeaux. Elle espère briller dans cet exercice qui sera consacré, beaucoup trop tardivement selon elle, aux affaires étrangères et à la défense. A Kaboul, elle a confirmé ce qui avait déjà été annoncé en septembre par Paris, à savoir le départ des 220 membres des forces spéciales engagées depuis juillet 2003 en Afghanistan. Les deux tiers d'entre eux seront de retour en France avant Noël, les derniers restant encore jusqu'en janvier pour « démonter » leur camp installé sur l'aéroport de Jalalabad. Leur retour s'explique moins par la réelle et inquiétante dégradation de la situation militaire en Afghanistan que par le besoin ponctuel de ces troupes aguerries sur d'autres théâtres, au Liban et en Afrique notamment.

Michèle Alliot-Marie a néanmoins expliqué qu'il s'agissait là d'une « nouvelle étape de la stabilisation » en Afghanistan. A terme, le Commandement des opérations spéciales assurera la formation d'unités spéciales afghanes qui restent à créer. MAM a également insisté sur le fait que les Mirage 2000-D déployés sur la base arrière de Douchanbé, au Tadjikistan, assureront désormais une présence permanente, et non plus seulement estivale. Alors, retour de Kaboul, elle a rendu visite au président tadjik pour lui confirmer que la France est prête à refaire les pistes de l'aéroport de Douchanbé, pour un montant de 7 millions d'euros. Il y a nécessité : leur état déplorable interdit en principe l'atterrissage de l'Airbus A340 qui assure les relèves des forces françaises dans la région...

 Source : Le point

13.11.2006

Sarkozy arrivé à Alger où il devrait annoncer des mesures pour l'obtention de visas

PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, est arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite de deux medium_LOGO_UMP.3.jpgjours au cours de laquelle il devrait annoncer des mesures visant à faciliter la délivrance des visas Schengen, après 18 mois sans relation au plus haut de l'Etat entre Alger et Paris.

Il a été accueilli par son homologue algérien Yazid Zerhouni.

"Je suis venu en ami. C'est un voyage auquel j'attache beaucoup d'importance", a déclaré le ministre français à son arrivée à l'aéroport Houari Boumédiène.

Interrogé sur l'annonce éventuelle d'un assouplissement de la procédure d'octroi des visas d'entrée pour les Algériens en France, il a déclaré : "si je dis tout, tout de suite, il ne restera plus rien". "J'ai le souhait d'entretenir l'intérêt de ce voyage", a-t-il poursuivi.

Les visas pour les Algériens sont soumis à la procédure de "consultations" préalables exigée par les partenaires de la France dans l'espace Schengen. Alger estime cette procédure, qui ne s'applique ni à la Tunisie ni au Maroc, "discriminatoire".

M. Sarkozy a déclaré dimanche dernier au magazine Jeune Afrique qu'il "travaillait à sa suppression".

Interrogé sur ce qu'il "attendait de l'Algérie" pendant cette visite, M. Sarkozy a déclaré: "Je ne viens pas en attendant de l'Algérie quoi que ce soit".

"L'Algérie est un grand pays. La France est un grand pays. Nous devons parler dans un climat de confiance et d'amitié en pays libres, en pays indépendants, en pays qui se respectent", a-t-il ajouté.

Depuis 1995, les Etats européens de l'Espace Schengen doivent être consultés avant que l'un d'eux n'accorde un visa pour l'entrée d'un Algérien sur ce territoire, l'Algérie étant le seul pays du Maghreb concerné par cette mesure qu'elle juge "discriminatoire".

Après 1992, à la suite de l'annulation d'élections remportées par les islamistes, l'Algérie a en effet été déchirée par des violences, l'action armée de groupes islamistes se heurtant à des opérations de représailles de l'armée.

L'annonce de mesures pour faciliter la délivrance des visas pourrait placer son entretien mardi matin avec le président Abdelaziz Bouteflika sous des auspices favorables au réchauffement franco-algérien, après des relations marquées depuis des années par une tension qu'a accentué la loi de 2005 assortie de l'article, abrogé depuis, célébrant les bienfaits de la colonisation française.

 Source: Le point

Toutes les notes