26.11.2006

Le blog des jeunes populaires du sud du 15ème momentanément fermé...

Suite à un courrier reçu de la part de la Présidence des Jeunes Populaires, je suis contraint de stopper medium_liberte_egalite_fraternite.jpgmomentanément l'activité de ce blog.

 

La lettre me mettant en garde sur l’utilisation de ce blog au motif que je n’exerçais plus aucune fonction officielle et qu’à ce titre le blog des Jeunes Populaires du Sud du 15ème devait être supprimé…

 

Ainsi, le blog sera donc inactif jusqu’au vote du Délégué de la 13ème Circonscription et, en cas de victoire d’ Alexandre Galdin , je pourrais reprendre l’activité de ce blog.

 

Cependant, je reste pensif quand à l’intérêt pour l’UMP et les jeunes Populaires de fermer un blog visité, concourrant à la connaissance de notre formation politique…

 

Dans l’attente et l’espoir de vous retrouver,

 

Maxence AUDEGOND

 

14.11.2006

MAM a défendu Villepin devant les juges

Selon des extraits de procès-verbaux publiés par la presse, la ministre de la Défense n’a pas jugé « aberrant » que medium_MAM2.2.jpgDominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères à l’époque, ait traité seul le dossier Clearstream sans en informer son successeur Michel Barnier. Le premier ministre doit être entendu par les juges prochainement.

Si Dominique de Villepin s’est saisi du dossier Clearstream et n’en a pas informé ses collaborateurs ni même son successeur au quai d’Orsay, il avait ses raisons, a expliqué Michèle Alliot-Marie lors d’une audition fleuve dont le Parisien et l’Est Républicain ont publié mardi des extraits. MAM estime que si le quai d’Orsay, dirigé à l’époque par Dominique de Villepin, s’est « saisi » du dossier Clearstream, c’est « sans doute » parce que les comptes figurant dans les fichiers pouvaient avoir été approvisionnés par les commissions occultes du marché des frégates de Taiwan. « Dans son volet international, (ce dossier) relevait du ministre des Affaires Etrangères », estime la ministre de la Défense.
De même, elle a jugé « pas anormal » que Dominique de Villepin ait « gardé ce dossier à son niveau sans en parler aux membres de son cabinet ». Et elle estime « exceptionnel mais pas aberrant » qu’un ministre conserve un dossier sans en informer son successeur après avoir changé de ministère. « Tel a sans doute été le cas de Dominique de Villepin lorsqu'il est passé du ministère des Affaires Etrangères au ministère de l'Intérieur », alors que Michel Barnier, son successeur, assure n’avoir jamais eu connaissance des listings.

medium_villepin.2.jpgLa compétence légale de Dominique de Villepin pour traiter ces fichiers est au centre des préoccupations des juges, et doit déterminer son statut juridique (simple témoin, témoin assisté, ou mis en examen) pour la suite de la procédure. Pour autant, Michèle Alliot-Marie précise qu’elle « ne sait pas dans quelles conditions M. de Villepin a été saisi de ce dossier », ni « s'il est intervenu » dans l’épisode de la libération d’un autre personnage de l’affaire, placé en garde à vue, l’informaticien Imad Lahoud. Elle considère que l'actuel premier ministre aurait pu la prévenir « par courtoisie » qu’il avait pris l’affaire en main, mais qu'il ne s'agissait pas d'une « obligation institutionnelle ».
MAM a également assuré qu’elle n’avait « pas d’explication » sur la mention « Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons » dans les notes du général Rondot. Cette déclaration est attribuée à Dominique de Villepin, PR signifiant Président de la République. Interrogée par les juges sur le lien entre l’affaire Clearstream et celle du supposé « compte caché » de Jacques Chirac à la Tokyo Sowa Bank, la ministre de la Défense certifie qu’elle n’a « aucune idée du lien qui pourrait exister », et déclare n’avoir « jamais donné d’instruction au général Rondot sur ce point ». De même, elle affirme n’avoir « jamais évoqué » ce dossier avec Jacques Chirac.
MAM ne s’est intéressée qu’à deux noms
Auparavant, Michèle Alliot-Marie a raconté aux juges comment, en novembre 2003, elle apprend par son directeur de cabinet Philippe Marlan, que les noms de deux collaborateurs de la Défense apparaissent sur des fichiers qu’elle n’a « pas vus » ni « demandé à voir ». Les deux noms sont ceux d’Alexandre Jevakhoff, conseiller pour les affaires économiques, financières et administratives, et de Laurent Collet-Billon, adjoint au Délégué général à l’Armement à l’époque, et désormais conseiller aux affaires de défense de serge Tchuruk, le PDG de Thalès. Elle a donc demandé au général Rondot de mener des « vérifications » sur ces deux personnes, mais a assuré devant les juges que ces enquêtes ne devaient viser aucune autre personne. MAM a également précisé au juge n’avoir pas entendu le nom de Clearstream à cette époque.
« Je n'ai pas fait immédiatement le rapprochement entre les informations publiées par Le Point (en juillet 2004, ndlr) et les faits sur lesquels le général Rondot avait enquêté », explique-t-elle, en déclarant avoir informé Dominique de Villepin « dans le courant du mois de juillet 2004 » d’une affaire « un peu semblable » à celle évoquée par le Point.
Quant à Nicolas Sarkozy, elle assure qu’elle n’appris sa présence dans les listings qu’en juillet 2004 de la bouche de Dominique de Villepin, et non au mois de mai, comme le déclare le général Rondot. Elle n’a donc pas informé Nicolas Sarkozy : « Il le savait puisque son nom était dans la presse. D'autre part, j'ai appris qu'il y avait une enquête de la DST qui était compétente pour ce genre de choses et je n'avais donc aucune raison d'intervenir dans un dossier pour lequel je n'avais pas de compétence ni d'éléments particuliers ». De même, elle dit ne pas avoir informé le premier ministre Jean-Pierre Raffarin « parce qu'il s'agissait de rumeurs ».
« La réussite dont on me créditait pouvait gêner certains »
Quant à la mention « P.OL » (pour Patrick Ollier, son compagnon) qui apparaît dans les listings Clearstream, Michèle Alliot-Marie estime avoir été « vraisemblablement visée à travers sa personne ». Pour expliquer cette « attaque », elle a évoqué devant les juges deux pistes. La première mène au milieu de l’industrie de l’armement. « Au ministère de la Défense, on ne se fait pas que des amis et notamment dans le milieu industriel », souligne la ministre, « d'autant que j'avais remis un peu d'ordre dans le ministère et j'avais appelé certains industriels à faire des efforts de rigueur, à la fois sur des tarifications et sur les délais de livraison ». Mais elle n’exclut pas la piste purement politique : « la réussite dont on me créditait dans ce ministère pouvait aussi gêner certains compte tenu des perspectives politiques qui de ce fait m'étaient ouvertes à cette époque », déclare MAM.

2007: l'UMP détaille sa feuille de route

Le projet législatif sera examiné jeudi par le conseil national puis soumis au vote des militants du 20 au 26 novembre.medium_LOGO_UMP_1_.14.jpg

LA « RUPTURE », oui, mais avec un gant de velours. Et sûrement pas la « cassure ». François Fillon a présenté hier à la presse les 45 pages qui constituent le document de travail envoyé le week-end dernier aux conseillers nationaux de l'UMP. Dix grands engagements fixent les orientations législatives de l'UMP. Le premier se propose de faire de « la France un acteur d'une autre mondialisation ». Le dernier veut « faire de chaque famille un foyer de sécurité et de liberté ». D'autres proposent un « État qui marche bien » ou défendent « une révolution écologique ».

Tout à leurs exercices d'équilibrisme entre libéraux et interventionnistes, conservateurs et « libertaires », les rédacteurs ont accepté de courir le risque qu'on leur reproche un projet « attrape-tout ». Ainsi passe-t-on de l'autonomie des universités, idée force de Nicolas Sarkozy, au CV anonyme, dont la majorité a pourtant jugé, il y a deux semaines, qu'il risquait d'être une fausse bonne idée. L'inspiration libérale des réformes a été légèrement gommée. Le principe du « non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », très souvent affirmé par Nicolas Sarkozy, a été abandonné. « Cette idée a été jugée trop simpliste et trop dévalorisante. On ne peut pas comparer un fonctionnaire de catégorie C avec un directeur général d'administration », explique le sénateur UMP Alain Lambert, qui rappelle que le projet prévoit en revanche « moins de fonctionnaires », qui seront mieux payés, « car la masse salariale restera la même ».

Reste un grand principe : « travailler plus pour gagner plus ». C'est la clé d'une augmentation du pouvoir d'achat en France, selon les rédacteurs du projet. « Quatre heures de travail supplémentaire, rémunérées 10 % de plus et exonérées de charges sociales, c'est 15 % de salaire net en plus », a affirmé François Fillon. Autre principe majeur : la liberté de choix. Choisir de repousser son départ à la retraite, choisir son établissement scolaire, ou encore laisser les universités adopter un statut d'autonomie.

Mais, déjà, les adversaires ont sorti leur carnet de note. Sur l'échelle de la rupture, le député villepiniste Hervé Mariton se demande « pourquoi inquiéter par la rupture, si c'est pour rompre si peu ». Philippe de Villiers n'a pas manqué de stigmatiser l'union civile des homosexuels, en dénonçant « la soumission de l'UMP et de Nicolas Sarkozy à la pensée unique de la gauche et du lobby homosexuel ».

Sarkozy : « Je dois rester différent sans inquiéter »

Le député UMP Patrick Devedjian, connu pour ses positions libérales, soutient sans états d'âme le projet législatif de son parti : « c'est un compromis entre l'interventionnisme et le libéralisme qui ne me pose aucun problème », dit-il, ajoutant que l'urgence pour l'UMP est de ne pas se laisser enfermer dans la caricature « d'un ultralibéralisme devenu fou ». « Pour parodier Jean-Paul Sartre, je dirais que le libéralisme est un humanisme. »

Les conseillers nationaux se retrouveront jeudi 16 novembre au Palais des congrès à Paris, pour amender et modifier ce document qui sera ensuite soumis à un vote par Internet aux 280 000 adhérents à jour de cotisation, du 20 au 26 novembre. Une fois adopté, chaque candidat investi pourra se présenter dans sa circonscription avec son « petit livre bleu ». Mais, d'ores et déjà, il est précisé que le candidat qui sera désigné par l'UMP le 14 janvier prochain pourra prendre des libertés avec ce socle commun, en s'écartant, à bâbord ou à tribord, du cap fixé par le projet du parti. Récemment, Nicolas Sarkozy confiait au Figaro : « Je suis de droite, mais je ne suis pas un conservateur ». Et il ajoutait : « Je dois rester différent, sans inquiéter. Rassembler, tout en étant l'homme de la rupture, croyez-moi, ce n'est pas facile ! » Le document présenté hier par l'UMP le prouve amplement.
Source: Le Figaro

13.11.2006

Sarkozy arrivé à Alger où il devrait annoncer des mesures pour l'obtention de visas

PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, est arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite de deux medium_LOGO_UMP.3.jpgjours au cours de laquelle il devrait annoncer des mesures visant à faciliter la délivrance des visas Schengen, après 18 mois sans relation au plus haut de l'Etat entre Alger et Paris.

Il a été accueilli par son homologue algérien Yazid Zerhouni.

"Je suis venu en ami. C'est un voyage auquel j'attache beaucoup d'importance", a déclaré le ministre français à son arrivée à l'aéroport Houari Boumédiène.

Interrogé sur l'annonce éventuelle d'un assouplissement de la procédure d'octroi des visas d'entrée pour les Algériens en France, il a déclaré : "si je dis tout, tout de suite, il ne restera plus rien". "J'ai le souhait d'entretenir l'intérêt de ce voyage", a-t-il poursuivi.

Les visas pour les Algériens sont soumis à la procédure de "consultations" préalables exigée par les partenaires de la France dans l'espace Schengen. Alger estime cette procédure, qui ne s'applique ni à la Tunisie ni au Maroc, "discriminatoire".

M. Sarkozy a déclaré dimanche dernier au magazine Jeune Afrique qu'il "travaillait à sa suppression".

Interrogé sur ce qu'il "attendait de l'Algérie" pendant cette visite, M. Sarkozy a déclaré: "Je ne viens pas en attendant de l'Algérie quoi que ce soit".

"L'Algérie est un grand pays. La France est un grand pays. Nous devons parler dans un climat de confiance et d'amitié en pays libres, en pays indépendants, en pays qui se respectent", a-t-il ajouté.

Depuis 1995, les Etats européens de l'Espace Schengen doivent être consultés avant que l'un d'eux n'accorde un visa pour l'entrée d'un Algérien sur ce territoire, l'Algérie étant le seul pays du Maghreb concerné par cette mesure qu'elle juge "discriminatoire".

Après 1992, à la suite de l'annulation d'élections remportées par les islamistes, l'Algérie a en effet été déchirée par des violences, l'action armée de groupes islamistes se heurtant à des opérations de représailles de l'armée.

L'annonce de mesures pour faciliter la délivrance des visas pourrait placer son entretien mardi matin avec le président Abdelaziz Bouteflika sous des auspices favorables au réchauffement franco-algérien, après des relations marquées depuis des années par une tension qu'a accentué la loi de 2005 assortie de l'article, abrogé depuis, célébrant les bienfaits de la colonisation française.

 Source: Le point

12.11.2006

Commémoration : Chirac convie l’un des derniers "poilus" sous l'Arc de Triomphe

Le chef de l’Etat et René Riffaud, l’un des quatre derniers soldats de la 1e guerre mondiale  encore en vie, ont procédésmedium_politique.9.jpg aux cérémonies marquant le 88e anniversaire de l’armistice de 1918

Jacques Chirac a présidé, samedi à Paris, la cérémonie nationale du 88e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, en présence de l'un des quatre derniers poilus français encore en vie, René Riffaud, 107 ans.

Sous un ciel pluvieux de circonstance et selon un rituel immuable, le chef de l'Etat est arrivé à 10H52 précises sous l'arc de Triomphe de l'Etoile. Le chef de l'Etat était accompagné par le Premier ministre Dominique de Villepin, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et le ministre délégué aux Anciens Combattants Hamlaoui Mekachera qui ont salué successivement M. Riffaud.
René Riffaud l'avait précédé de peu, prenant place en chaise roulante au premier rang des officiels, face à la flamme du soldat inconnu. Autour de lui, ses proches et notamment son arrière-arrière-petite-fille
medium_france_drapeau.3.jpgJacques Chirac s'est penché vers lui et l'a salué «avec amitié, affection et respect». «Vous représentez le monde pour nous», a répondu le vieux monsieur.
«Vous n'avez pas froid ?», a demandé le chef de l'Etat tout ajoutant «vous en avez vu d'autres» et en disant espérer «le voir encore longtemps comme ça dans cette forme».
«Ca fait chaud au cœur», a répondu René Riffaud.
Le benjamin des quatre survivants des combattants de la Grande guerre portait casquette de tweed et chaud manteau beige à col de fourrure. Il n'y avait plus eu de poilu présent à ces cérémonies de l'Arc de Triomphe depuis 2003.
Après la sonnerie du cessez-le-feu, puis la sonnerie aux morts et la Marseillaise, le président a déposé une gerbe sur le tombeau du soldat inconnu. Il a ravivé la flamme du souvenir, allumée la première fois sous l'arc de Triomphle 11 novembre 1923 par le ministre de la guerre d'alors André Maginot.
Il restait cinq poilus français en vie il y a encore deux jours, mais leur doyen, Maurice Floquet, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, peu avant son 112ème anniversaire.
Source: Le Figaro

10.11.2006

Réunion-débat à l'Assemblée Nationale sur le thème de la réflexion pour le projet législatif de 2007

Chers amis,

Je convis les Jeunes populaires du 15ème à venir réfléchir sur le projet législatif porté par notre mouvement à medium_assemblee_nationale.2.gifl'Assemblée Nationale ce mardi 14 novembre de 18H30 à 20H00.

La réservation est obligatoire avant lundi 14H00 sur notre mail : jeunespop15sud@hotmail.com .

Comptant sur votre présence et vos idées,

Maxence AUDEGOND

Délégué Jeunes auprès du Député-Maire UMP de la 13ème Circonscription René Galy-dejean.

06.11.2006

Le président de l'UMP fait valider sa "rupture" par les adhérents du parti

En principe, les 280 000 adhérents de l'UMP ont passé des vacances studieuses. Le parti leur avait adressé, à chacun, medium_Sarkozy.jpgune petite brochure de 32 pages les invitant à choisir, parmi 280 propositions, celles qu'ils estiment prioritaires pour le gouvernement de "la France d'après" de Nicolas Sarkozy. Leurs réponses, envoyées pour le 3 novembre, seront dépouillées avant le mercredi 8 novembre.


Travailler plus, partir plus tard à la retraite, exonérer d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) la résidence principale, ouvrir les commerces le dimanche, arrêter les négociations d'adhésion avec la Turquie, supprimer les zones d'éducation prioritaire : aucune surprise dans ce long inventaire que les sympathisants de droite connaissent déjà, le président de l'UMP s'appliquant à défendre chacune de ces propositions depuis plusieurs mois.

Mais gouverner, c'est choisir. Et le parti a donc proposé à ses adhérents d'établir des priorités, qui détermineront peut-être le futur agenda gouvernemental. "Il fallait choisir entre les innombrables propositions sorties des dix-huit conventions que nous avons organisées", explique François Fillon, conseiller politique de M. Sarkozy.

Les adhérents UMP peuvent par exemple se montrer d'humeur bagarreuse en choisissant comme tiercé de tête social : la réforme des régimes spéciaux de retraite, la suppression des ZEP et le service minimum garanti dans les services publics.

La base militante sera-t-elle en revanche aussi libérale que les rédacteurs de la brochure, qui proposent d'exonérer d'ISF la résidence principale parce qu'"elle n'est pas l'expression d'une fortune, mais du besoin de se loger et de sécuriser sa famille" ?

"BONNES ET MAUVAISES SURPRISES"

Sont-ils enfin prêts à contredire Jacques Chirac, comme les y invite l'UMP, en demandant de "stopper les négociations d'adhésion avec la Turquie" ?

M. Fillon dit s'attendre à des "bonnes et des mauvaises surprises" et il affirme déjà être sûr d'être contredit sur le service civil obligatoire. "J'y suis personnellement opposé !", rappelle-t-il.

Le parti jouera-t-il le jeu, et la feuille de route du candidat à la présidentielle sera-t-elle modifiée par cette "consultation nationale" ? Cet exercice de démocratie participative n'est pas dénué d'arrière-pensées. "Nicolas est convaincu que les militants partagent sa vision de la rupture", confie M. Fillon. Le président de l'UMP aimerait donc voir en bonne place ses propositions sur la révision de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs, la carte scolaire ou les peines plancher pour les récidivistes.

"Dans le fonctionnement classique des partis politiques, il arrive toujours un moment où les chefs de courant font pression pour dégager un programme consensuel", poursuit M. Fillon. "Avec la consultation des adhérents, il y a un juge de paix, et je ne serais pas étonné qu'il y ait un décalage assez fort entre eux et nos parlementaires", conclut-il.

Ces derniers se sont d'ailleurs émus auprès de M. Sarkozy, lors de réunions les 18, 24 et 25 octobre, des excès de certaines propositions du programme. De nombreux députés jugent certaines propositions fiscales trop libérales (réforme de l'ISF et exonération générale de droits de succession pour les enfants) et certaines options sociales potentiellement explosives (franchise annuelle non remboursable sur les dépenses de santé, instauration d'un service civil obligatoire, création d'un contrat de travail unique).

Les hésitations et les débats au sein de l'UMP se retrouvent d'ailleurs dans le questionnaire : l'une des propositions est de "supprimer les ZEP", alors que plus loin on propose d'"augmenter la rémunération des enseignants qui exercent dans des établissements considérés comme difficiles".

La démocratie participative a des limites. Après ce sondage à grande échelle, le parti va reprendre ses prérogatives : c'est lui qui, des 120 priorités dégagées par les adhérents (cinq pour chacun des 18 thèmes proposés), n'en conservera qu'une trentaine, soumises à un vote au conseil national, le 16 novembre et qui constitueront la base du programme législatif. Et si Nicolas Sarkozy trouve cette synthèse trop "molle", il a déjà prévenu qu'il pourrait s'en affranchir dans le cadre de son "programme présidentiel".

Source: Le Monde

05.11.2006

La communauté internationale divisée sur la condamnation à mort de Saddam Hussein

"Un grand jour pour le peuple irakien". Dimanche 5 novembre, Washington a salué sans réserve la condamnation à mort demedium_saddam_hussein.2.jpg Saddam Hussein. "Vous avez maintenant la preuve absolue qu'il y a un système judiciaire indépendant en Irak", s'est félicité le porte-parole de la présidence américaine, Tony Snow, sur la chaîne de télévision NBC. "L'une des choses nécessaires pour développer la capacité de l'Irak à être autonome et à se gouverner lui-même, c'est d'avoir un système judiciaire indépendant et fiable qui fasse son travail de manière impartiale et ouverte.C'est exactement ce qui est en train de se passer" , a-t-il ajouté.

La sentence de mort contre Saddam Hussein a toutefois mis dans l'embarras la plupart des dirigeants européens, qui ont rappelé leur opposition à la peine capitale.

Seuls les Britanniques se sont réellement félicités de la décision de la justice irakienne. "Je salue le fait que Saddam Hussein et les autres défendants ont été présentés devant la justice et ont eu à répondre de leurs crimes", a déclaré la ministre des affaires étrangères Margaret Beckett, sans évoquer la question de la peine de mort.

L'ONU RÉCLAME UN MORATOIRE

Dans les autres capitales européennes, les réactions ont été plus mitigées. Les dirigeants européens ont ainsi salué le verdict de culpabilité. "Il est satisfaisant que Saddam Hussein ait été reconnu responsable de ses crimes", a commenté le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. Sa condamnation pour sa responsabilité dans l'exécution de 148 chiites à Doujaïl dans les années 1980 "reflète le jugement de toute la communauté internationale sur le dictateur Saddam Hussein", a estimé le chef du gouvernement italien Romano Prodi.

Mais les mêmes responsables européens, en Suède, en Espagne, au Danemark ou en Irlande, ont dans le même temps regretté la sentence de mort. "Notre désapprobation de la peine de mort ne souffre aucune exception", a déclaré Carl Bildt. "En ce qui me concerne, je ne peux que réaffirmer la contrariété et l'opposition de l'Italie concernant la peine de mort", a renchéri son homologue italien Massimo D'Alema.

La France de son côté n'a pas du tout salué la condamnation de Saddam Hussein, se contentant d'en prendre acte. "Dans le climat de violence que connaît actuellement l'Irak, j'espère que cette décision n'entraînera pas de nouvelles tensions", a ajouté le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy. Il a également rappelé la position de la France en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale mais, n'a pas explicitement réclamé que Saddam Hussein soit épargné.

Seule la présidence finlandaise de l'UE a demandé clairement que l'ancien président irakien ne soit pas exécuté. "L'UE est opposée à la peine capitale dans tous les cas et dans toutes les circonstances et appelle à ne pas l'appliquer dans le cas présent", a déclaré la présidence dans un communiqué, tout en reconnaissant les violations "très graves des droits de l'homme et du droit humanitaire internationale commises par le régime de Saddam Hussein". La présidence a ainsi adopté la même ligne que le haut-commissaire de l'ONU chargée des droits de l'homme, Louise Arbour, qui a réclamé un "moratoire" de cette exécution de l'ancien président.

Source: Le Monde

03.11.2006

ENVIRONNEMENT - Un coût de chaud à 5.500 milliards !

Un ancien économiste de la Banque mondiale chiffre à 5.500 milliards d'euros le coût du réchauffement medium_planete.jpgclimatique si rien n'est fait d'ici dix ans. De quoi faire pâlir les plus hostiles à la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Qui dit mieux que la crise de 1929 ou les deux guerres mondiales réunies ? En matière de crise économique mondiale, le grand vainqueur est le réchauffement climatique. Dans un rapport rendu public lundi, Sir Nicholas Stern, conseiller du ministre britannique des Finances et ancien responsable des études économiques à la Banque mondiale, avertit que le réchauffement pourrait mener à la plus grande récession mondiale jamais connue, si rien n'est fait dans les dix prochaines années.
Sécheresses et inondations à grande échelle : les scientifiques avaient déjà mis en garde contre les dangers du réchauffement climatique, mais c'est la première fois qu'un économiste s'avance à chiffrer les dégâts. Pour Sir Nicholas Stern, de grandes parties du globe risqueraient d'être inhabitables d'ici 2050, provoquant le déplacement de 200 millions de personnes. Facture de l'opération : 5.500 milliards d'euros.
Assurance pour l'avenir
Mais que la planète se réjouisse : le désastre n'est pas inéluctable. A condition toutefois que la communauté internationale et les premiers pays pollueurs se réveillent... Pour Sir Nicholas Stern, l'urgence de la situtation impose la mise au point d'un nouvel accord, plus contraignant encore que le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, et ce dès l'an prochain. Il préconise également que 1% du PIB mondial soit alloué à la réduction des émissions de CO2, soit 36.790 euros par habitant. Une sorte d'assurance pour l'avenir.
Encore faudrait-il que les pays les plus pollueurs jouent le jeu. Et en la matière, les champions sont la Chine et les Etats-Unis. Washington a refusé de signer le protocole de Kyoto, craignant que la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne nuise à son économie. Sir Nicholas Stern propose de les contraindre à diminuer leur pollution en leur en faisant payer le prix. Selon l'hebdomadaire The Observer, le ministère britannique des Finances espère que cette étude fera évoluer la position du gouvernement américain. Le réchauffement climatique a maintenant un prix, et cette vérité risque d'en déranger plus d'un.


Source : (
www.lepetitjournal.com) 31 octobre 2006

Le Conseil constitutionnel ne publiera plus la liste complète des parrainages

e Conseil constitutionnel, prenant acte du refus du législateur d'avaliser une pratique en vigueur depuis les élections de medium_politique.8.jpg1988, a précisé, mardi 31 octobre, qu'il ne publierait pas, le 19 mars 2007, la liste exhaustive des élus ayant apporté leur parrainage aux candidats de la présidentielle.

 

La loi organique de 1962 ne prévoit que la publication de 500 signataires au Journal officiel, mais le Conseil constitutionnel avait fait, lors des trois dernières élections présidentielles, de "l'affichage sauvage" dans ses locaux du Palais-Royal, à Paris, en révélant, pendant quarante-huit heures, la liste intégrale des élus ayant "présenté" - selon le terme officiel - des candidats. On avait ainsi su, en 2002, que Bruno Mégret (MNR) avait obtenu 525 parrainages, Jean-Marie Le Pen (FN) 533 et Olivier Besancenot (LCR) 543.

En 2007, le Conseil ne livrera le nom des élus signataires que "dans la limite du nombre requis pour la validité de la candidature". Soit 500 et pas davantage, "tirés au sort sous contrainte" parmi tous les formulaires reçus (pour qu'une candidature soit valable, elle doit recueillir des signataires d'au moins 30 départements, sans qu'aucun département ne rassemble plus de 50 signatures). Il ne donnera plus le score obtenu par les candidats n'ayant pas recueilli suffisamment de signatures.

Actuellement, 43 000 élus - maires, conseillers généraux, régionaux, députés, sénateurs... - ont le droit de "présenter" un candidat. Pour 2007, le Conseil constitutionnel a estimé que, "dès lors que le législateur a refusé la publication intégrale des présentations" (un amendement en ce sens a été repoussé lors de la discussion du texte qui allait devenir la loi organique du 5 avril 2006), la plus haute autorité juridictionnelle de l'Etat ne pouvait plus ignorer, avec son affichage temporaire et furtif, la volonté explicite du Parlement. Même si elle juge la publication intégrale "conforme à l'égalité entre élus qui présentent un candidat, comme à la transparence de la vie démocratique".

 

"ROULETTE RUSSE"

 

Le gouvernement et le Parlement ont eu d'autres préoccupations. Brice Hortefeux, ministre délégué aux collectivités territoriales, qui défendait le texte au nom du gouvernement, avait demandé le rejet de deux amendements du PS et du PCF, qui relayaient la demande du Conseil constitutionnel de conforter sa pratique et d'étendre la publication à Internet "afin d'éviter les rumeurs, les interprétations, les soupçons d'arrière-pensées et les calculs divers et variés".

En clair, pour éviter que le gouvernement soit accusé d'empêcher certains candidats, comme Jean-Marie Le Pen, d'obtenir leurs parrainages. Car la certitude pour les parrains d'être nommément désignés aurait, selon ses détracteurs, un effet dissuasif.

"Ils auront désormais l'impression de jouer à la roulette russe", fait remarquer un spécialiste des questions électorales. Les parrains des "petits candidats" plus que d'autres, puisque leur candidat obtient en général à peine plus que le nombre nécessaire de signatures d'élus.

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